Une entreprise interdite d’ériger une ferme d’élevage de singes
Le combat que ménent les associations pour la protection des animaux à travers le monde vient d’être couronné de succés.

People For Ethical Treatment of Animals a obtenu gain de cause contre la firme mauricienne Bioculture aprés un procés devant la Cour suprême de Puerto Rico il y a quelques jours. L’association voulait empêcher cette entreprise, basée à Maurice et ayant pour partenaires des Australiens et d’autres étrangers, de garder en captivité quelque 3 000 singes venant de Maurice pour des recherches scientifiques aux Etats- Unis.
L’entreprise projetait de créer une cinquantaine d’emplois, dont auraient bénéficé les habitants du village Guayama, afin d’exporter ces singes de la race des macaques. Ces singes, selon les proches de cette firme mauricienne, auraient été moins stressés et se seraient retrouvés à proximité des Etats- Unis au lieu de faire le long trajet Maurice- Etats- Unis.
Ces singes sont utilisés comme cobayes pour des expériences pour des produits pharmaceutiques.
Ces expériences sont considérées par les scientifiques comme primordiales pour la commercialisation de médicaments pouvant sauver des centaines de millions de vies humaines. Dans le cas contraire, soulignent- ils, la mise sur le marché de tels médicaments pouvant soigner de nombreux malades s’en trouve retardée. Mais les associations pour la défense des animaux estiment que ces singes sont torturés et vivent dans l’agonie avant de finir dans les laboratoires.
Pour leur défense, les habitants de Guayama ainsi que les représentants de cet organisme pour la défense des animaux ont allégué que Bioculture n’a pas fait preuve de transparence dans cette affaire. La firme n’aurait pas soumis les détails précis sur l’impact de cet élevage sur l’environnement.
Ils ont aussi allégué que les représentants de Bioculture n’ont pas déposé en public pour expliquer tout le mécanisme du projet.
Bioculture , par le biais de ses hommes de loi, a nié en bloc ces allégations et compte faire appel du jugement. Elle estime qu’il y a une anomalie dans la loi.
Dans son jugement, le juge Juan Frau Escudero a indiqué que le permis de construction pour une ferme n’aurait même pas dû être accordé à Bioculture car le projet d’élevage de singes se trouve sur un terrain agricole.
Ce que conteste l’avocat de Bioculture , M e Jorge Martinez Luciano.
Un jugement précédent avait interdit à Bioculture d’aller de l’avant avec la construction d’un enclos d’une superficie de 13 000 pieds carrés à défaut des permis appropriés liés à l’environnement.
Mais, finalement, la firme basée à Maurice avait obtenu son permis en juin de l’année derniére. Cependant, cet autre jugement donné il y a quelques jours est venu tout remettre en question.













