Un foyer sur deux estime qu’un PC n’est pas nécessaire
L’INDUSTRIE des nouvelles technologies est en pleine croissance. Tant au niveau de la main- d’oeuvre qu’à celui des revenus qu’elle génére. C’est ce que reléve le Central Statistics Office ( CSO) qui a dévoilé ses chiffres hier. Mais il fait un constat alarmant : la culture informatique n’intéresse pas les Mauriciens. Plus d’un foyer sur deux ne voit pas la nécessité de posséder un PC. Le CSO reléve que trois foyers sur dix sont équipés d’un ordinateur. 64,3 % des foyers qui n’ont pas d’ordinateur estiment qu’en posséder un « n’est pas nécessaire » . Parmi les ménages restants, 31,3 % estiment qu’acheter un PC est trés cher.
Et de ceux qui possédent des ordinateurs, deux seulement ont un accés Internet, dont moins de la moitié, une connexion à l’internet rapide ( ADSL).
Plus de sept ménages sur dix qui ne possédent pas d’ordinateur, ont déclaré n’avoir pas l’intention d’en acheter un. Ainsi, l’usage d’un ordinateur ne fait pas encore partie intégrante de la culture mauricienne.
A fin 2008, 56 % des personnes âgées de plus de 12 ans ne savaient pas utiliser un ordinateur.
Cependant, plus on est jeune, plus l’outil informatique devient familier.
75,5 % des jeunes de 12 Ã 19 ans savent utiliser les outils informatiques.
Autre constat plutôt inquiétant pour une cyber- île en devenir : l’ordinateur n’est pas réguliérement utilisé. Même s’il y a une progression à ce chapitre, elle est extrêmement légére.
En 2006, 31 % des Mauriciens sur dix affirmaient utiliser un ordinateur. Deux ans plus tard, le chiffre n’a guére évolué.
Le nombre de personnes qui utilisent un ordinateur n’est que de 35,4 %.
Pente descendante
En ce qui concerne l’usage de l’informatique dans les écoles, les chiffres du CSO indiquent qu’à fin mars 2008, seulement 6 % des écoles offraient un accés Internet. En 2007, le pourcentage était de 5,9 %. En revanche, il y a deux ans, l’on pouvait compter un ordinateur pour 63 écoliers.
Ce chiffre a été ramené à une proportion de 1 : 38.
Au secondaire, il faut compter un ordinateur pour 24 étudiants.
Cette proportion était la même, il y a deux ans. Mais la matiére informatique n’accroche pas. Le nombre d’éléves ayant pris part à l’examen en Technologies de l’information et de la communication ( TIC) au niveau du School Certificate ( SC) l’année derniére était de 4 624, soit une croissance de 1,2 % par rapport à l’année précédente. A titre indicatif, il y a eu 17 343 candidats pour la derniére édition du SC. Au Higher School Certificate , sur les 8 517 éléves qui ont pris part aux examens, seuls 933 jeunes ont passé l’examen en TIC, soit seulement 13 de plus qu’en 2007.
Au niveau de l’enseignement supérieur, l’intérêt pour l’informatique prend la pente descendante.
Alors que pour l’année académique 2007- 08, 3 700 étudiants étaient enregistrés pour des programmes ayant trait aux TIC, ils n’étaient que 3 448 pour 2008- 09. D’ailleurs, un étudiant sur dix envisage son avenir dans ce domaine.
Pourtant, le marché est demandeur de jeunes qualifiés.
L’industrie des TIC a recruté plus de 1 000 personnes et offre de l’emploi à 11 250. C’est un domaine qui rapporte gros ; les 129 compagnies du secteur ont généré des revenus de Rs 12,7 milliards en 2008, soit une croissance de 10,4 %. En revanche, la téléphonie mobile remporte le gros lot. Fin 2008, un million de cartes SIM étaient en utilisation, soit une croissance de 11,3 % par rapport à 2007. Le taux de pénétration en ce qui concerne la téléphonie mobile est de 81,2 %. Cette hausse a aussi un impact sur le nombre de minutes conversées en passant par un téléphone mobile. Il a connu une croissance de 22 % pour atteindre 1 350 milliards de minutes de conversation pour 660 millions d’appels qui ont transité par le téléphone mobile.






