Police : Pourquoi elle est impuissante
Les récentes statistiques démontrent une baisse dans le taux de criminalité. Pourtant, trois policiers ont été agressés ce mois- ci : un récidiviste a pris l’arme de service d’un agent de police et lui a tiré dessus dans une agence de « Tote Lepep » ; un autre policier a été violemment malmené à l’hôpital Victoria ; un troisiéme agent a été blessé à la Tour Koenig.
Nos policiers ne réagissent- ils pas quand ils sont attaqués ? Dans les faits, ils semblent incapables de riposter. Aux Casernes Centrales, on relativise les choses : « Ces policiers ont été pris par surprise et n’ont pas eu le temps de réagir. » Mais le nombre répertorié de ce genre d’incidents leur enléve la dimension de « cas isolé » . Pourtant, les forces de l’ordre ne souffrent pas d’un manque de confiance comme il y a quelques années. Le probléme se situerait ailleurs. Les policiers se doivent de respecter des régles précises lors d’un contact physique avec un suspect. Ces régles, qui traitent de l’utilisation de la force par les agents de police, sont contenues dans pas moins de huit articles et 15 principes répartis dans quatre documents différents. Se les rappeler dans le feu de l’action provoque souvent une hésitation du policier, ce dont profitent bon nombre de délinquants.
Sardanand Taukoory, chef inspecteur à l’école de police, explique : « Nous inculquons aux jeunes recrues le principe de minimum de force. Elles sont entraînées et encouragées à observer une séquence définie : d’abord la communication, puis le contrôle physique, enfin l’utilisation d’armes nonmortelles, tels le gaz irritant ou le bâton tonfa. »Il évite de mentionner, volontairement sans doute, le revolver. « Ces principes obéissent à la Déclaration universelle des droits de l’homme, au Code international de conduite des officiers de l’ordre, et à l’ International Covenant on Civil and Political Rights. »
Automatiquement sanctionné
Quand ils doivent intervenir physiquement, les policiers sont obligés de se répéter les clauses de ces conventions.
Mais dans le feu de l’action, ce rappel a souvent des conséquences trés lourdes sur leur réactivité. « Prenons le cas du policier agressé à l’hôpital. Qu’aurait- il pu faire ? Ses agresseurs savaient qu’ils commettaient un délit. Il s’est retrouvé à quatre contre un » , nuance un de ses collégues . « Même s’il ne portait pas d’arme, de par son entraînement, il aurait pu mieux riposter. Mais s’il avait neutralisé ses assaillants, le scénario aurait facilement pu tourner autrement. Surtout avec la présence d’une femme parmi les agresseurs, il serait sans doute dans le box des accusés aujourd’hui… »
Une intervention physique n’est pas non plus sans conséquence sur le plan des procédures administratives. « Quand un policier fait usage de la force physique ou de son arme de service, il doit établir un rapport dés son retour au poste » , précise Sardanand Taukoory. « L’ arme de service utilisée est mise sous scellés. Le rapport est ensuite analysé par ses supérieurs qui jugent de la légitimé de sa réaction, laquelle doit obéir





mazor aster la personne pa pu passe fer commentaire… jst publish something against police… sa page la pu rempli avek commentaire!…