Partisans MSM manifestent devant les locaux de R1 et La Sentinelle
Panique devant les locaux du groupe La Sentinelle à la rue Brown Séquard vers 14 heures aujourd’hui. Une centaine de partisans du Mouvement Socialiste Militant (MSM) vraisemblablement mené par le député Showkutally Soodhun ont essayé de pénétrer à l’intérieur des locaux de Radio One. Ils étaient mécontents du fait que l’édition de l’Express de ce matin a annoncé qu’il y avait qu’environ 4 000 personnes au meeting du MSM, hier, alors qu’ils estiment la foule à 20 000.

« Meetarbhan menteur… Il y avait au moins 20 000 personnes au meeting du MSM », a lancé Showkutally Soodhun. L’assaut a ensuite été donné. Des journaux de l’express ont été brûlés. Les manifestants ont aussi tenté de mettre le feu à des banderoles de Radio One. Ils se sont dispersés après l’arrivée de la police.
Dans une déclaration à Radio Plus, Showkutally Soodhun affirme que la direction du MSM n’était pas au courant qu’une manifestation allait se tenir devant les locaux de Radio One. Il dit s’y être rendu par calmer les ardeurs des partisans du MSM. « Je comprends la colère de nos militants. Si l’Express continue dans sa voie, ce journal devra en payer les conséquences », a-t-il déclaré. Une déposition a été consignée à la police par la direction du groupe La Sentinelle.
source video Sunita Beezadhur de lexpress







Le Mouvement socialiste militant (MSM) se trouve dans une situation embarrassante. Quatre de ses membres, à savoir Showkutally Soodhun, Leela Devi Dookun, Emmanuel Leung Shing et Ravi Yerrigadoo, ont été arrêtés aujourd’hui lundi 4 mai, dans le cadre de l’enquête policière sur les incidents qui se sont produits lors d’une manifestation des sympathisants de ce parti le samedi 2 mai devant les locaux de Radio One, rue Brown Séquard, Port-Louis.
Showkutally Soodun, Leela Devi Dookun, Emmanuel Leung Shing, Ravi Yerrigadoo ont dû fournir chacun une caution de Rs 10 000 après leur comparution au tribunal de Port-Louis pour recouvrer la liberté. Ils ont aussi signé une reconnaissance de dette de Rs 25 000. Dans la matinée, ils ont été convoqués aux Casernes centrales pour donner leurs versions des faits. Une accusation provisoire de participation à un rassemblement illégal a été retenue contre eux.
La députée Sheila Grenade, qui était également présente lors de cette manifestation, n’est pas actuellement au pays. Elle sera interrogée à son retour.
Il est reproché à Showkutally Soodun, Leela Devi Dookun, Emmanuel Leung Shing et Ravi Yerrigadoo d’avoir accompagné des sympathisants du MSM, le samedi 2 mai, devant les locaux de Radio One – bâtiment qui abrite également la section publicitaire de l’Express – pour tenir une manifestation. Pancartes en mains, ils étaient mécontents du fait que l’édition de l’Express de samedi avait annoncé qu’il y avait qu’environ 4 000 personnes au meeting du 1er mai du MSM alors qu’ils estiment la foule à 20 000.
«
Meetarbhan menteur… »
« Meetarbhan menteur… Il y avait au moins 20 000 personnes au meeting du MSM », a lancé Showkutally Soodhun. L’assaut a ensuite été donné et des journaux de l’Express ont été brûlés. Les sympathisants ont aussi brisé un panneau de vitre avant de mettre le feu à des banderoles de Radio One. Ils se sont dispersés après l’arrivée de la police.
Showkutally Soodhun a été ministre du Travail sous le régime MSM/MMM. Emmanuel Leung Shing a été, lui, ministre de la Justice sous ce même gouvernement. Alors que Ravi Yerrigadoo a occupé le portefeuille de la Jeunesse et des Sports. Quant à Leela Devi Dookun, elle a été Private Parliamentary Secretary avant d’être nommée ministre des Arts et de la Culture.
Lors des dernières législatives de 2005, seule Leela Devi Dookun a été élue. Showkutally Soodhun a fait son entrée à l’Assemblée nationale comme « best loser » tandis que Ravi Yerrigadoo et Emmanuel Leung Shing ont mordu la poussière dans leurs circonscriptions respectives. Cette affaire a embarrassé le gouvernement d’autant qu’il n’est pas un secret que l’Alliance sociale avait soutenu la candidature le leader du MSM, Pravind Jugnauth, lors de la récente partielle au No 8 (Moka/Quartier-Militaire). Ce dernier n’était pas au pays samedi lors de la tenue de cette manifestation.
Ce n’est pas la première fois que les dirigeants du MSM sont en désaccord avec l’Express, une publication du groupe La Sentinelle, pour une histoire de foule. Il y a deux ans, ils avaient accusé le journal d’avoir manipulé le chiffre de l’assistance pour l’un de leurs rassemblements à Curepipe.