Les remèdes de Rama Sithanen pour l’économie

Alors que l’économie mondiale est descendue à un bas jamais atteint depuis 1945, à Maurice, la sauvegarde de l’emploi revient comme un leitmotiv dans presque tous les discours. Mais la tâche dans le contexte de crise, sans être herculéenne, ne s’annonce guère de tout repos. Et ce n’est pas le ministre des Finances et de l’Economic Empowerment qui dira le contraire.

rama sithanen

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Dans un entretien exclusif accordé au Matinal lundi, Rama Sithanen nous dit ses quatre vérités sur l’économie du pays qui, bien que résiliente, n’est pas à l’abri de la crise planétaire.
“C’est la première fois dans l’histoire de notre pays qu’un gouvernement doit présenter un budget dans un contexte international aussi dépressif et avec déjà des répercussions sur notre économie. Evidemment, la grande question est : qu’est-ce qu’on fait ? Je n’ai pas de baguette magique. Il faut essayer de résoudre les contradictions entre trois choses extrêmement importantes. C’est un peu ce qu’on essaie de faire et c’est très difficile”, explique le Grand argentier.
Les solutions existent, il est vrai, mais leur mise en oeuvre nécessite l’implication de tous, indistinctement. Dans le lot, pour reprendre les termes de Rama Sithanen, les petites et moyennes entreprises risquent de faire les frais de ce ralentissement dont on ignore la durée.
“Il faut savoir comment la crise a affecté l’économie mauricienne. On a résisté pendant 20 mois grâce aux réformes enclenchées. Sans ces réformes, on aurait été déjà frappé de plein fouet par la récession, parce que quand on est arrivé au pouvoir, le taux de croissance était à 2 %. Et aujourd’hui, nous passons de 5% pour retourner à 2 %. Si on avait été à 2 % à l’époque, on serait déjà en situation de récession grave”, soutient le Grand argentier.
A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles donc. Pour sauver une économie malade, le Dr Sithanen devra choisir dans l’arsenal de remèdes disponibles celui ou ceux qui permettront au pays de franchir ce cap avec le moins de casse possible. Pas de panacée toutefois, le ministre ne cherche pas à propo-ser du “one size fits all”. Le budget de transition qu’il présentera vendredi sera, à n’en point douter, le reflet de cette politique qui tienne compte des besoins de chacun en fonction de ses spécificités.

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Article by Sarah Lagesse on 10:22 pm Filed under Actualités. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

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