Forcée a se marier a 15 ans
SA FAMILLE LA POUSSE ÀÉPOUSER UN HOMME POUR METTRE FIN ÀUNE AUTRE RELATION.
« Mo plor tuzur marye tuzur. » Les larmes que versait alors Preety*, une habitante de d’Epinay âgée de 15 ans, étaient tout sauf le résultat d’une joie non dissimulée. Le 11 septembre 2008, l’adolescente se mariait contre son gré avec un ressortissant indien, Pradeep*. Elle a porté plainte en début de semaine à la « Child Development Unit » ( CDU), à Goodlands et accuse sa famille d’être responsable de son calvaire.
Selon le Code civil, une personne ne peut se marier qu’à partir de ses 18 ans, ou alors à partir de 16 ans dans la mesure où ses parents y consentent. Le cas de Preety est tout autre puisqu’elle a aujourd’hui 15 ans. Et si sa mére et son frére auraient, eux, été en faveur de ce mariage, elle ne l’était pas. Si les choses se sont effectivement passées de cette maniére, le pandit qui aurait officié lors de la cérémonie ne serait pas moins à blâmer. Ces trois adultes risquent tous une peine d’emprisonnement de 8 à 10 ans sous l’article 144 du Child Protection Act, soit « causing a child to be sexually abused » . Selon la plaignante, aprés le mariage, lorsqu’elle serait allée, avec son époux en Inde, ce dernier l’aurait effectivement fait subir des abus. « Il a abusé de moi à plusieurs reprises. J’étais dans un état de fébrilité à mon retour à Maurice » , confie Preety, révoltée contre sa famille, chez laquelle elle vit d’ailleurs depuis son retour, en octobre 2008, lorsque son visa de touriste a expiré.
Ce mois de vie commune passé en Inde, la jeune fille dit l’avoir trés mal vécu. « Il me frappait aussi. Sa famille exigeait que je porte le sari toute la journée. » Elle avait rencontré son époux, un guide touristique, en 2005 lors d’une visite à Delhi. Selon elle, ce dernier aurait alors eu des relations sexuelles avec elle. Elle n’avait que 13 ans.
Face à ces accusations, le mari risque une peine d’emprisonnement ne dépassant pas 10 ans sous l’article 249 du Code civil, soit une accusation de « having sexual intercourse with female under 16 » . Une charge qui serait applicable même si l’adolescente aurait été consentante.
Au sujet des motivations de son frére aîné et de sa mére, par rapport à ce mariage forcé, Preety explique qu’ils ont agi ainsi pour la séparer de son amoureux, Avinash*, 24 ans, un habitant de Notre- Dame.
Preety explique que des liens solides se sont tissés entre sa famille et Pradeep qui est venu, aprés qu’elle même est allée à Delhi, passer des vacances à Maurice. C’était en octobre 2006. « Li res kot mo mem lakaz ek regagn relasion ar mwa. » Preety ne confie cet état de choses à personne à ce moment- là. Pradeep retourne en Inde. Et c’est là que commencent les problémes.
En janvier 2008, Preety s’éprend d’Avinash. Sa famille est résolument contre cette relation et la jeune fille se met à fuguer. Plusieurs fois.
Des escapades sur la montagne, des semaines au domicile de son amoureux, elle passe de plus en plus de temps avec Avinash.
La police, alertée, vient la récupérer. « Me mo famiy kon mo rol, mo pa kav res san Avinash » , avance- t- elle. Ainsi, elle continue son petit manége et fugue encore et encore jusqu’à ce quelle tombe dans « le piége que me tendait ma famille » . Preety explique, en effet, qu’un jour sa grand- mére lui a téléphoné en feignant que sa mére était trés malade. Choquée, elle appelle chez elle et c’est, dit- elle, Pradeep qui répond.
Quelques jours plus tard, la Brigade des mineurs aurait débarqué au domicile d’Avinash pour la récupérer. « Mo frer, mo mama ek Pradeep in enferm mwa dan lakaz. Kumansman aout, enn zur mo rod sove mo kraz vit mais zot in trouv moi. » Elle raconte que les trois adultes l’ont cognée jusqu’à ce que « zano in sorti, lalev in enfle » . Sa famille aurait subséquemment décidé de la marier avec Pradeep.
Se souvenant de ce jour fatidique, elle confie que « pe met safran ek mwa mo p rod simin sove » . Elle n’y parviendra pas. Le mariage religieux a lieu. « Pandit ti pe gaga kan p fer maryaz. » La jeune épouse est ensuite contrainte d’accompagner son mari, le 14 septembre 2008, comme touriste en Inde. Ici, Avinash, dépité, a décidé d’attendre le temps qu’il faudra. « So fami ti dir mwa ki to pu gete ar fam marye, me mo kontan li ek mo p atan li. » (*) Les noms ont été modifiés.
« Ce dernier aurait alors eu des relations sexuelles avec elle. Elle n’avait que 13 ans. »





a 13 ans avoir des relations sexuelles!!!!!!! Au lieu de partir a l’ecole et se comporter comme une adolescente ,desoler ma belle ta chercher toi meme ton trou, elle aurait pu developper ses aptitudes et avoir un bon bagages educationnels. helas le sexe parraissait plus positive, assume tes responsabilités, qui cherche trouve et qui joue avec le feu se brule
I’m really sorry for Tathiana, but you should know that each person has the rignt to decide the way they proceed in life. Having sex at 13 is indeed very dangerous if it is not protected but a person can have sex at 13 and continue his ou her study. On doit arreter d’etre hypocrite sur la religion ou le sex d’une personne. Par contre le role des parents c’est de proteger son enfant surtout si elle a que 15.