Elections 2010 – Registres des électeurs : délai étendu à vendredi
Avec l’approche de l’échéance de la fenêtre entre le 12 et le 23 mars pour toute indication au sujet du calendrier des prochaines élections générales, la Commission électorale met au point les derniers détails au sujet des préparatifs. Ainsi, l’enregistrement des électeurs en vue de la compilation des registres pour le scrutin de 2010 a été étendu d’une semaine, soit jusqu’à vendredi prochain au lieu du week-end dernier. D’autre part, l’Electoral Supervisory Commission, présidée par Me Yusuf Aboobaker, poursuit les délibérations en vue d’élaborer un code de conduite pour les candidats et partis politiques en vue des prochaines élections générales.

La Commission électorale a pris la décision d’étendre jusqu’à vendredi après-midi le délai pour l’enregistrement des électeurs, pour deux raisons principales. ” À l’expiration du délai imparti initialement, nous avons constaté qu’il serait préférable d’accorder un nouveau délai pour l’enregistrement des électeurs. D’abord, les pluies diluviennes qui ont arrosé le pays ces derniers jours ont grandement handicapé le mouvement des électeurs vers les centres d’enregistrement de la Commission électorale pour les besoins de vérifications de leurs noms sur les registres “, a fait comprendre au Mauricien le commissaire électoral, Irfan Rahman.
La deuxième raison est le faible taux de fréquentation de ces centres d’enregistrement jusqu’au week-end dernier, en dépit d’une importante campagne de sensibilisation à la radio, à la télévision, dans la presse et à l’aide d’autres supports publicitaires. Seuls 0,5 % des 852 967 électeurs, soit moins de 5 000, se sont rendus dans ces centres pour vérifier la présence de leurs noms sur les listes de la Commission électorale.
” Les électeurs ne se rendent pas compte de l’importance de cet exercice alors que les protestations ne manquent pas le jour des élections générales. La Commission électorale lance un appel à tous les Mauriciens en âge de voter afin qu’ils aillent vérifier que leurs noms sont dans les registres d’ici vendredi. Si tel n’est pas le cas, qu’ils prennent avantage de cette possibilité pour se faire enregistrer dans la circonscription où ils habitent. Se faire enregistrer est une étape très importante pour pouvoir accomplir son devoir civique le moment venu “, poursuit le commissaire électoral.
Vérification
Pour ce qui est des nouveaux électeurs, soit ceux qui ont atteint l’âge de 18 ans depuis le 16 août 2009, quelque 3 000 se sont fait enregistrer jusqu’ici. En vue de faciliter cet exercice, la Commission électorale opère des guichets d’enregistrement dans des centres d’émission des cartes d’identité du ministère de la Sécurité sociale, notamment à Port-Louis, Rose-Hill et Mahébourg. ” Nous avons enregistré un taux de response que nous jugeons positif en ce qui concerne l’enregistrement des first-time voters “, ajoute Irfan Rahman.
Une autre formule prévue dans le cadre de l’exercice d’enregistrement a été le service de vérification par SMS avec l’envoi du numéro de carte d’identité nationale au 789. Pour le service d’Emtel, la Commission électorale a consigné quelque 11 000 hits alors que les informations pour les électeurs utilisant le réseau de CellPlus étaient en voie de compilation en début de semaine.
Les électeurs potentiels, qui ne sont toujours pas enregistrés, peuvent appeler le 800 2010 pour des informations complémentaires à ce sujet. Force est de constater que si les prochaines élections sont fixées avant le 16 août 2010, date de l’entrée en vigueur des nouveaux registres électoraux, les first time voters, qui se sont fait enregistrer en ce début d’année, ne pourront pas exercer leur droit civique.
La seule possibilité pour cette catégorie d’électeurs serait des amendements à la loi régissant l’organisation des élections à Maurice, dans l’éventualité des aménagements constitutionnels à l’étude pour accommoder les 31 545 électeurs affectés par le redécoupage préconisé par l’Electoral Boundaries Commission. Le suspense dure toujours pour l’adoption de ces nouvelles limites des circonscriptions. La séance parlementaire du mardi 23 pourrait élucider cette partie de l’équation électorale.
Par ailleurs, les membres de l’Electoral Supervisory Commission poursuivent leurs consultations en vue de proposer un code de conduite pour les candidats et partis politiques en lice pour les prochaines élections législatives. Les indications quant à la progression des échanges sont que le nouveau code de conduite calqué sur un modèle revu et corrigé de celui en vigueur l’année dernière pour la partielle à Quartier-Militaire/Moka pourrait être soumis officiellement à la mi-mars, soit juste avant la reprise des travaux parlementaires, permettant aux responsables politiques de faire des commentaires sur les propositions à toutes fins utiles.
” Les discussions et échanges de vue se poursuivent “, souligne-t-on officiellement du côté de l’Electoral Supervisory Commission, sans vouloir élaborer sur les premières propositions retenues.






