Colléges – Une gréve annoncée pour le 20 mai
Le mécontentement dans l’éducation secondaire s’accroît au fi l des semaines. A tel point que les enseignants du privé songent trés sérieusement à une journée « pens down » . Leurs collégues des colléges d’Etat pourraient se joindre au mouvement.

Une date a déjà été arrêtée.
Et le mot d’ordre sera donné pour que les enseignants prennent un congé maladie le 20 mai. Si des pourparlers sont en cours avec les managers des colléges privés, plusieurs d’entre eux ont déjà indiqué qu’ils vont coopérer. « Il y a un mécontentement généralisé.
Trop de dossiers n’avancent pas.
Le ministére de l’Education n’y accorde aucun intérêt » , regrette Yahya Paraouty, président de l’ Union of Private Secondary Education Employees ( UPSEE). Parmi ces dossiers, le sort des 30 enseignants surnuméraires dans les colléges privés. Cela fait suite à la diminution du nombre de classes de Form I . Il en va de même pour la fermeture des colléges « substandard » , dossier sur lequel aucune décision n’a été prise. L’UPSEE dit avoir, à de nombreuses reprises, alerté le ministére et demandé des réunions. Sans résultat. D’où la décision d’agir.
Une assemblée générale spéciale a été convoquée pour le 24 avril. Elle sera suivie d’une marche pacifi que à Rose- Hill. Débuteront ensuite des préparatifs pour la journée chômée du 20 mai.
« Nous allons sensibiliser nos membres et émettre un mot d’ordre pour qu’ils prennent un jour de congé » , déclare Yahya Paraouty. Et de préciser : « Nos collégues des colléges d’Etat sont les bienvenus s’ils souhaitent participer. » Ces derniers n’ont pas encore pris de décision. Mais ils se disent prêts à donner un coup de main. « Nous serons solidaires. Notre exécutif participera.
Mais avant d’engager les enseignants, nous allons d’abord devoir voir ce que l’UPSEE compte faire » , confi e Narendranath Goopee, président de la Government Secondary School Teachers’ Union ( GSSTU). Le 27 mars, ce syndicat tiendra son assemblée générale pour y discuter de la marche à suivre et passer en revue les sujets de mécontentement des enseignants des colléges d’Etat.
Les plus remontés sont les managers des colléges privés.
« Nous avons beaucoup de doléances, mais le ministére ne nous écoute pas. Nous avons le sentiment que nous n’existons pas » , note Rajen Chumroo, porte parole de la Fédération des managers des colléges privés.
Il estime que la situation des managers est « plus grave encore que celle des enseignants » dans la mesure où « nous ne savons même pas dans quelle direction le ministére veut aller en ce qui nous concerne et si nous allons survivre ou périr » . La Fédération n’a cependant pas encore eu de communication offi cielle avec l’UPSEE. « S’il y a une proposition on la considérera, mais c’est un fait que notre secteur est fortement négligé et que ça ne peut pas continuer ainsi. » Les colléges privés pésent pourtant lourd dans la balance. 58 % des collégiens y sont scolarisés.




