25 firmes locales et étrangéres en lice pour produire de l’électricité
PRODUIRE jusqu’à 100 mégawatts d’électricité à un moin dre coût à partir de l’huile lourde, le charbon pulvérisé ou une technologie améliorée mêlant bagasse et charbon. Cela, afin de répondre à la demande grandis – sante d’é ner gie à laquelle fait face le pays. 25 firmes locales et étrangéres, au total, ont répondu à l’expression d’intérêt lancé par le ministére des Services publics.
Parmi les firmes s’étant manifestées, on retrouve Suez, Gaz de France, EDF, ABB de Suéde et de la Suisse, DWSC du Dane – mark, ION de l’Allemagne. A Maurice, outre le Central Elec – tricity Board ( CEB) et la State Investment Company ( SIC), di – verses firmes du secteur sucrier ont exprimé leur intérêt.
Ce projet nécessitera un investissement de Rs 6 milliards à Rs 7 milliards pour la production de 100 mégawatts d’électricité d’ici trois à quatre ans.
Un expert en énergie de la Banque mondiale examinera les différents dossiers. Il indiquera ensuite au gouvernement quelle orientation énergétique doit prendre le pays afin de pouvoir faire face à la demande croissante d’énergie dans les années à venir.
Un appel d’offres sera ensuite lancé et la firme ayant décroché le contrat devra discuter de certaines modalités avec le gouvernement.
A noter que ce projet se fera selon le mode de partenariat public- privé ( Private Public Par – tenership ). La firme ayant remporté l’appel d’offres devra investir à Maurice ainsi que dans la technologie utilisée. Pour sa part, l’Etat lui fournira les facilités nécessaires, dont le terrain. Et aprés une période de 20 ou 25 ans, le projet reviendra au gouvernement.
Du côté du CEB, on se veut réaliste. « On n’échappera pas au charbon, au diesel ou à la bagasse. » C’est pourquoi la compagnie veut investir, avec la SIC, dans une centrale similaire à celle de Fort Victoria et qui fonctionnerait avec du diesel.
Pour le moment Maurice peut produire jusqu’à 500 mégawatts d’électricité. D’ailleurs, au CEB, « on peut manoeuvrer » . Ce, même si la demande en pointe a récemment atteint 388 mégawatts.
Et que la maintenance des mo teurs de la compagnie de – mande au moins 70 mégawatts.
Malgré cela, le CEB « ne pense pas qu’on va vers des pannes graves d’ici deux ans » . D’autant qu’avec la crise économique, la demande a quelque peu diminué.
D’autre part, si Gamma- Covanta obtient le feu vert des autorités, elle ne produira que 20 mégawatts d’électricité. Mais le projet initial reste d’éliminer les déchets. Certaines firmes ont également exprimé l’idée de produire de l’électricité à partir de l’énergie solaire grâce à des panneaux voltaïques. Toutefois, le coût de l’électricité serait nettement supérieur.
Bernard Saminaden













