Il abusait d’elle depuis ses 9 ans: À 17 ans, elle tue son oncle-violeur de 45 ans
#1 January 16, 11:51 pm
Il abusait d’elle depuis ses 9 ans: À 17 ans, elle tue son oncle-violeur de 45 ans
Il était obsédé par sa nièce à peine sortie de l’enfance. Cette obsession conduira Jacquelin Benoit, 45 ans, peintre carrossier à Pailles, à la mort, le 6 août 2008. La police de Mahébourg vient de déterrer cette sordide affaire jeudi et a procédé à l’arrestation de sa nièce de 17 ans, Marie, pour meurtre.

Chez les Benoit, de Plaine-Magnien, il n’était un secret pour personne que Jacquelin montrait trop d’empressement auprès de sa nièce. Son vieux père l’a bien mis en garde sur son comportement, mais il a fait fi de ses conseils, se contentant de sourire.
Johanne ( nom fictif) affirme qu’elle avait neuf ans quand Jacquelin lui a fait subir les premiers attouchements. Son père avait abandonné sa mère et ses six enfants. La petite-fille demeurait chez sa grand-mère. De jeux de mains en jeux de mains, Jacquelin a vite fait de la mettre dans son lit.

Les années passant, Jacquelin, pourtant père de deux enfants, devenait de plus en plus possessif. Quand à l’adolescente, Johanne s’intéressait aux gens de son âge, il fulminait. Il décide alors de lui offrir un portable afin de surveiller le moindre de ses faits et gestes.

Elle le repousse

Ce 6 août 2008, Jacquelin s’est mis en tête de l’emmener dans un pensionnat afin de donner libre cours à ses instincts. Il venait d’avaler quelques verres d’alcool. Vers 15 h 15, il se pointe au domicile de sa belle-mère et force l’adolescente à le suivre.

Elle résiste à ses avances, le repousse. Il la maintient par la taille. Soudain, rue des Hollandais, à Mahébourg, le téléphone de Johanne se met à sonner intempestivement. Jacquelin n’apprécie pas du tout. Il veut à tout prix savoir qui appelle.
Il veut lui arracher le téléphone des mains. La fille résiste, une lutte s’ensuit, elle ne veut pas lâcher. Dans un geste brusque, l’adolescente le repousse. L’homme bascule, tombe dans un caniveau. La fille ne demande pas son reste et prend les jambes à son cou. Elle apprendra plus tard que son agresseur avait rendu l’âme. L’autopsie du Dr Sudesh Kumar Gungadin indiquera que l’homme s’est rompu le cou dans sa chute. Le médecin légiste réclamera une enquête approfondie.

Enquête réclamée

Plusieurs mois après les faits, les commérages ont fini par atteindre les oreilles de l’inspecteur Sandiren Murugesen, du poste de police de Mahébourg placé sous la supervision de l’Asp
Bhatoo .

Jeudi, l’inspecteur et son équipe, dont le sergent Séblin, débarquent au domicile de l’adolescente et l’interpellent. Elle admet aussitôt avoir poussé son oncle dans le caniveau « par accident ». Aux policiers incrédules, elle confiera que Jacquelin la poursuivait de ses avances et a commencé à abuser d’elle à l’âge de neuf ans. L’oncle profitait de l’absence de la grand-mère pour la violer.

Vendredi, Johanne a été inculpée provisoirement de meurtre. Il est probable que cette accusation sera requalifiée en «homicide involontaire» par les enquêteurs. La police de Mahébourg lance un appel à témoins pour l’incident du 6 août 2008.
«Nous avions mis en garde Jacquelin. Nous lui avions dit qu’il perdait son temps avec cette pauvre fille… Guet zordi kine arrivé», laisse échapper un de ses proches.

Son père Jacques, 69 ans, se rappelle encore du jour du drame. «La police avait alors cru qu’il avait trop bu et qu’il a été victime d’un délit de fuite (‘hit and runWink

Les rumeurs selon lesquelles Johanne était impliquée dans la mort de Jacquelin étaient connues de tous. « Depuis le premier jour, on se doutait de quelque chose de louche. Mais en l’absence de témoin, on ne pouvait rien faire. Aujourd’hui, la vérité a éclaté au grand jour et nos prières ont été exaucées», confie un autre proche.

Maurine, 42 ans, l’épouse de Jacquelin, est accablée. D’une voix tremblante, elle murmure sous le regard de son fils qu’elle vit les moments les plus pénibles de son existence. « C’était un bon vivant, jamais il ne se plaignait !», pleure-t-elle. Sans emploi, c’est grâce à l’aide de sa famille qu’elle parvient à élever ses enfants. La veuve insiste que son époux n’était pas du genre coureur. «J’ai vécu quinze ans de vie commune avec lui. Je ne sais pas si mon mari avait une double vie. Autant que je sache, il n’était pas coureur de jupons. Avec son travail, il rentrait à des heures impossibles», ajoute-t-elle.

Les témoignages de son entourage viennent toutefois contredire les propos de Maurine. «So madame ti bien conne tout, mais li pas envie dire la vérité.… Tous les mois, la fille venait chez sa tante Maurine, la sœur de son papa qui est mort par overdose. La pauvre fille avait été abandonnée par sa mère, c’est sa grand-mère paternelle qui l’élevait…», nous confie un proche.

Un autre nous avoue : «Li ti bien prétentieux boug-là ! Kan téléphone tifi la sonné, li zouré li la guerre. Li trouve tifi là belle, précoce…»
All times are GMT. The time now is 1:15 am.